Photos des Fouilles

 

 

Les Découvertes de Tarnaiae_______________________

Il reste à Massongex plusieurs souvenirs de l'époque romaine, dont son nom qui dérive de Maximus. En effet celui-ci construit sa propriété à Tarnaiae. Le nom s'est perpétué et a évolué pour devenir Maximiacum, Maxumiacum, Massumgiacum et enfin Massongex.
Plus concrètement deux inscriptions ont été retrouvées l'une d'elle glorifie le génie protecteur des armées Jupiter.
Les troupes romaines installées à Massongex avaient pour but de protéger et garder les voies surtout aux passages des cours d'eau .
Il nous parait à présent évident que l'autre nom de Massongex " TARNAIAE " ne soit pas dû au hasard.
En effet dans l'épigraphie gallo-romaine, le nom du Jupiter gaulois apparaît sous la forme de Taranis ou Taranus. Jupiter sera donc le protecteur des armées de cette localité.

 

Les Découvertes au service de l'histoire de Tarnaiae______

Les fouilles récentes confirment, l'importance de Massongex. Tarnaiae paraît suivre dans un premier temps l'évolution de la batellerie lémanique. Entre 40 avant J.C et le début de notre ère, la quantité de marchandises importées du Bassin méditerranéen est multipliée par vingt; les vestiges d'habitations se retrouvent à présent sur toute la superficie du village de Massongex. Sous le règne de l'empereur Claude, le développement de l'axe routier du Gd st-Bernard contribue probablement à son tour à l'extension de l'habitat antique dont les bâtiments en bois, encore modestes, sont progressivement remplacés par des édifices maçonnées dans le courent du premier siècle après J.C.

Les ravages occasionnés par les errances du Rhône, responsable de la disparition d'une bonne partie des habitations qui bordaient la rive occidentale, empêche de préciser la superficie exacte de Tarnaiae. La partie encore conservée de l'agglomération antique s'étend sur trois hectares. Bien que lacunaire, son plan révèle un habitat groupé le long des deux voies qui venait du flan de la vallée, donnait accès à la tête de pont; leur tracé en Y structure le plan de l'agglomération au centre de laquelle setrouvait le complexe thermal dans laquelle a été trouvée l'unique mosaïque connue en territoire valaisan. C'est au voisinage de ces bains publics que doit être recherché le pont lui même, documenté en 1976 par la découverte de plusieurs pieux ferrés et blocs de calcaire dans le lit du Rhône, à partir de la rive vaudoise du fleuve. Un ou plusieurs entrepôts ont été dégagés au sud des thermes, le long du tracé probable de la voie conduisant vers St-Maurice. La chaussée occidentale est quant à elle, bordée par les habitations modestes; accolées les unes aux autres, elles sont de plan rectangulaire et s'ouvrait sur la rue par un portique. Comme les édifices publics, ces bâtiments vont être occupés et entretenus jusqu'au III siècle après J.C. L'agglomération offrait toutes les commodités propres à un important gîte d'étape; le mobilier recueilli évoque un niveau de vie élevé de ses habitants.